Château de Cadillac

Publié le par Pilisi

Continuant notre chemin le long de la Garonne nous arrivons sur Cadillac où un autre château nous attend.




Simple cadet de Gascogne devenu favori du roi Henri III, Jean-louis Nogaret de La Valette, 1554-1642, premier duc d'Epernon, connut une ascension fulgurante.


Duc et pair de France, colonel général de l'Infanterie, il accumula les charges lucratives et fut nommé gouverneur de plusieurs provinces.

Henri IV, n'eut de cesse d'écarter cet homme si puissant marqué par son attachement au dernier Valois.
Les béarnais disent affectueusement "lou nousté Henric" pour désigner Henri IV, roi de France, après avoir été celui de Béarn et de Navarre sous le nom de Henri III de Navarre.

Il l'incita à construire un château à la mesure de son rang et de sa fortune, loin de la capitale.


Opposé à Richelieu, Epernon mourut en disgrâce, son fils Bernard, second duc du nom, se contentant d'achever les travaux du château ducal.



 Mort sans successeur, celui-ci revint alors à  de lointains collatéraux, les Preissac qui, faute de moyens, entreprirent sa démolition partielle pour financer une remise au goût du jour, avant de l'abandonner à la Révolution pendant laquelle il fut pillé.






Le château, acquit par l'Etat, fut transformé en Centrale de force pour femmes par un décret de 1818.
L'édifice fut adapté aux normes pénitentiaires, les conditions de détention s'avérant parculièrement dures



En 1890, la Centrale de Cadillac, obsolète, fut fermée et le monument de nouveau occupé par une école de préservation puis par un centre d'éducation surveillée pour jeunes filles.


Affecté au ministère de la Culture en 1952, progressivement restauré et ouvert au public, il témoigne aujourd'hui avec force de sa double vie.

Le Château de Cadillac,dont la richesse a tant frappé les contemporains du duc d'Epernon ne fit qu'illustrer la "demeure" de son propriétaire.




Il renferme 60 chambres disposées d'une façon toute royale.
On compte 20 cheminée enrichies de marbres variés et partout différents qui décorent les chambres.



L'édifice reste soigneusement entouré de douves séches, renforcées par quatre bastions.


La violence morale de la répression, le silence perpétuel et absolu imposé aux détenues - de silence terrible qui impressionnait tans les visiteurs et les habitants de la bastide - caractérisèrent un univers marqué dans les moindres détails par l'obsession de l'ordre et d'un châtiment exemplaire infligé aux "filles perdues"

Publié dans Visite touristique

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Colette MARTINIC 11/09/2008 16:04

Un joli souvenre ,j'étais passé par là il y a bien longtemps ..bise

jean-marc 11/09/2008 15:58

une jolie visite, étant des Landes, je pourrai, à l'occasion y faire un tour, ça en vaut la peine

Denis 10/09/2008 21:22

merci pour la viste, joli blog, j'avais complétement oubier de mettre mon flux à jour.