L'abbaye de la Sauve-Majeure

Publié le par Pilisi


Profitant encore de la présence du Soleil de ce début de printemps, une balade dans notre région nous transporte en 1079 où commence l'histoire de cette abbaye.



Un abbé bénédictin, le futur saint Gérard de Corbie, fonde Notre-Dame-de-la-Sauve-Majeure dans la vaste forêt de l'Entre-Deux-Mers, entre Garonne et Dordogne.
Le soutien des ducs d'Aquitaine et la proximité du pélerinage vers Saint-Jacques-de-Compostelle favorisent l'entreprise. Au XIIe siècle, l'abbaye est à la tête de 70 prieurés répartis de l'Angleterre à l'Aragon, Ella abrite alors, au sein de la sauveté (territoire bénéficiant affranche de toutes juridictions laïques), un important bourg monastique.

La nef comptait cinq travées


La Sauve voit son avenir compromis par les bouleversements consécutifs à la guerre de Cent Ans puis, à la fin du XVe siècle, par sa mise en commende (administration d'un bien ecclésiastique confié à un clerc ou à un laïc).
En 1660, alors que le monastère est à l'abandon, les Mauristes ressuscitent la vie monastique. Après la Révolution les bâtiments sont exploités comme carrière de pierre et l'église n'est plus qu'une ruine grandiose. Callée monument historique en 1840 et acquise par l'Etat en 1960, l'abbaye est inscrite en 1998 au patrimoine mondial par l'Unesco au titre des Chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle.


La quatrième travée sud supporte la souche du clocher (qui n'est pas romane).



Au sommet du clocher la vue sur la ville de la Sauve...


et sur les alentours est imprenable...


Edifiée sur un plan en forme de croix laine orientée, elle se compose d'une nef de cinq travées flanquée de bas-côtés, d'un transept ouvrant sur le choeur et de chapelles latérales décroissantes.
Le croisillon nord du transep :


Le chevet datant du tout début du XIIe siècle constitue la partie la plus complète et la plus ancienne de l'église. Il comprend le choeur et les chapelles voisines qui ont gardé leurs voûtes en berceau plein cintre.


La salle capitulaire réunit les moines sous l'autorité de l'abbé, pout entendre la lecture d'un chapitre (capitulum) de la règle, d'où son nom.


Le réfectoire, n'a gardé qu'un mur animé de baies gothiques du XIIIe siècle redécouvert en 1963.



Le Chevet vu de l'extérieur



Beaucoup de sculptures ornes les chapiteaux des piliers par des représentations bilbliques jouxtant les monstres du lointain Orien et du fond des âges.


Daniel entre deux lions...





La visite se termine par un musée.

Le réseau des chemins de Compostelle est bien plus dense que ne le laissent supposer les quatre grands itinéraires consignés au XIIe siècle dans "Le Guide du Pèlerin de Saint-Jacques". Arrivés à La Sauve, les pèlerins rejoignaient Langoiran pour traverser la Garonne au Tourne et retrouvaient la voie de Tours à Belin-Beliet. A leur retour, certaines témoignerons de leur reconnaissance par des dons et des legs.
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Publié dans Visite touristique

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C
très belle visite de cet endroit, quelle chance d'avoir pu faire des photos d'en haut, il y a un sacré point de vue.bon dimanche
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C
MERCI pour cette belle promenade BIZ et bon week end
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