Meeting à la Ferté Alais

Publié le par Pilisi

9 heures tout le monde est sur le tarmac de l'aérodrome de Saucats, les bagages sont au pied de l'avion,



il ne reste plus qu'à tout charger pendant que le commandant de bord fait sa prévol...



Un ciel bleu sans un nuage nous accompagnera tout le long de notre voyage, c'est après 2h 20 de vol qui nous arriverons à Etampes, situé à 30 km de notre étape finale.



En chemin nous nous permettrons de survoler à bonne hauteur les centrales nucléaires de Civaux (près de Poitiers)...



et celle de Saint Laurent des Eaux sur la Loire à mi-chemin entre Blois et Orléans... je dis à bonne hauteur, car le survol des centrales est interdits au moins d'être environ au-dessus de 3600 pieds, c'est ce que l'on appelle des ZIT (zone interdite temporaire)...



mais il y a plus intéressant à survoler et à voir, comme les châteaux, notamment celui Chambord.
Pour comprendre Chambord il faut se laisser gagner par l’exaltation et la démesure de François Ier, tout juste âgé de vingt-cinq ans, qui veut donner au monde le témoignage spectaculaire de ses deux passions : la chasse et l’architecture. Pour en prendre toute la mesure vous devez vous abandonner progressivement à la découverte d’un lieu unique construit au début de la Renaissance. Tout d’abord franchir un mur de 32 kilomètres de long, pénétrer dans une forêt dense et giboyeuse, et découvrir en son cœur un joyau architectural intact. Ensuite il faut se laisser écraser par son gigantisme, en dehors de toute échelle humaine, et vous faire surprendre par cette alchimie des formes et des structures où rien n’est laissé au hasard. Chambord est bien plus qu’un château : c’est une architecture d’exception, une prouesse technique, un colosse de pierres… tout simplement le rêve du jeune roi François.

Cheminees La clarté géométrique du plan de Chambord, l’harmonie de ses proportions et la fantaisie de ses toitures hérissées de tourelles, de cheminées et de lucarnes vertigineuses sont autant de sources d’émerveillement et de spécificités. L’ombre de Léonard de Vinci, "architecteur" officiel qui meurt quelques mois avant l’ouverture du chantier de 1519, plane sur l’étonnant escalier à doubles révolutions. François Ier, commanditaire et grand veneur, ne séjourna au château que quelques semaines pour chasser dans les bois alentours, le laissant vide de meubles et d’habitants après chaque passage et, finalement, inachevé.

Les successeurs immédiats de François Ier ne viennent quasiment jamais à Chambord. Si Henri II poursuit les travaux de l’aile de la chapelle, Charles IX n’y chasse qu’à de rares occasions et c’est Gaston d’Orléans qui redonne un peu de vie aux lieux. Exilé par deux fois dans le comté de Blois par son frère Louis XIII, il réside souvent à Chambord entre 1634 et 1660 et en assume les premières transformations et restaurations avec l’installation de ses appartements dans l’aile royale. Mais la construction n’est réellement terminée qu’avec Louis XIV, qui aime ce lieu prestigieux au point d’y faire huit séjours ponctués de chasses, de ballets et de pièces de théâtre telles que celles de Molière et Lully comme Monsieur de Pourceaugnac ou le Bourgeois gentilhomme dont la première représentation fut jouée au château en 1670. Venant avec la cour dès 1668 le roi fait terminer l’aile de la chapelle, transformer une partie du premier étage du donjon afin d’y aménager une suite royale aux dépens de la logique et de la distribution originelles mais aussi surélever l’enceinte basse d’un étage afin d’y loger plus de monde. Des aménagements extérieurs sont également prévus, écuries et jardins, mais rien de tout ceci n’est finalisé.

Le XVIIIème siècle est, pour Chambord, la période au cours de laquelle ses occupants effectuent les séjours les plus longs. Le château se transforme alors en "cadeau" royal prestigieux. Stanislas Leszczynski, beau père de Louis XV, attend de ce dernier un refuge suite à l’exil auquel son pays l’a contraint et c’est dans ce contexte qu’il occupe Chambord pendant huit années. Son séjour se caractérise par un ameublement permanent du château grâce aux livraisons provenant du garde-meuble de Versailles. En 1748 Maurice de Saxe devient, pour deux ans, le nouvel occupant de Chambord. Afin de le récompenser des victoires militaires remportées pour la France, il est promu maréchal et reçoit en 1748, du roi Louis XV, le titre de gouverneur à vie du château de Chambord. Un nouveau mobilier, en provenance des garde-meubles royaux, garnit à nouveau le château qui est le cadre d’une brillante vie de cour où la chasse et le théâtre occupent une bonne place. L’occupation des lieux s’accompagne de l’aménagement des écuries inachevées de Jules-Hardouin Mansart afin d’y placer un haras royal. La mort du maréchal de Saxe en 1750 amène à Chambord son neveu, le comte de Friesen, qui y réside pendant cinq ans.
A partir de 1784 l’installation à demeure du marquis de Polignac, en tant que gouverneur, maintient un château meublé et de nouveaux aménagements voient le jour dans l’éventualité d’un séjour du roi Louis XVI. Au cours de la période révolutionnaire les tergiversations concernant le devenir de Chambord justifient le fait que le château abrite tour à tour des magasins à fourrage, un atelier de fabrication de poudre, une maison d’arrêt et le siège de la 15° cohorte de la Légion d’honneur.
Après la victoire de Wagram de 1809, Napoléon offre Chambord au maréchal Berthier qui n’en profite que deux jours. Suite à la mise en vente par la veuve de ce dernier, autorisée par Louis XVIII, une souscription est organisée pour racheter Chambord afin de le remettre à l’héritier de la couronne. Il s’agit du duc de Bordeaux, petit-fils du roi Charles X. C’est donc lui qui, en 1820, alors qu’il n’a pas encore un an, devient le nouveau propriétaire des lieux.

Lanterne Contraint à l’exil pendant longtemps il ne découvre son bien qu’en 1871 à l’occasion d’un bref séjour pendant lequel il rédige le fameux manifeste expliquant les raisons qui l’amènent à refuser la couronne. Malgré cet exil ce personnage commence une campagne de restauration que ses neveux, les Bourbon-Parme, poursuivent intensément de 1881 à 1892 avec, notamment, la réfection de la lanterne du donjon.
Propriété de l’Etat depuis 1932, Chambord poursuit sans relâche ses restaurations.
 



mais nous n'avons pas le temps de poursuivre le long de la Loire,


nous sommes attendus à Etampes, pour rejoindre en voiture l'aérdrome de la Ferté Alais...


Arrivée sur place, la première chose importante que nous faisons, sera de monter les tentes pour le soir...
on trouve un espace entre les tentes déjà installé, le Cdt et son copi, dans la petite bleu du fond, la notre au premier plan...


Maintenant nous sommes d'attaque pour rejoindre le lieu des festivités...
Mais qu'est-ce qu'ils ont tous à regarder en l'air ?!!!!
 
Mais c'est bien sûr, les évolutions aériennes ont déjà commencé !


Nous assisterons à des évolutions d'avions anciens...


d'avions militaires...



et les incontournables patrouilles... la Breitling, et les Red Arow



avec au final un coeur brisé par une flèche...


Je vous laisse avec le diaporama...




La visite continue au sol avec des avions de la dernière guerre...


Attention la MP nous surveille...



nous découvrons un avion un peu curieux...



qui permet d'embarquer sa voiture... pratique quand on arrive sur une piste en pleine campagne...!


les Pin-up aussi été présentes sur les carlingues...



La fille et le petit-fils de Richard nous avaient rejoint très impressionnés par cette démonstration...


Une journée à arpenter en long, en large et en travers le terrain,
le soir nous avons regagné nos tentes où ce qu'il en reste pour certains...


beaucoup de vent en effet !!!!
Le lendemain nous continuerons la visite...

Publié dans En l'air

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